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    Prochaines dates pendant les vacances de Pâques !

     

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  • Qu'est-ce que les médiations?

     

    Les médiations sont des discussions. 

     

    Genèse:

    Les enfants, dès qu'il sont + de un, soit dès qu'ils sont deux, sont en relation. Les relations sont parfois simples et sans heurt. Parfois pas. Souvent pas! 

    Et parfois c'est l'engrenage. Souvent! 

    Le ton monte, celui qui est le plus populaire a plus de poids et impose son choix. Ceux qui tiennent à conserver leur place dans le groupe ne se rebiffent pas trop. Les plus téméraires ou les plus rebelles refusent l'injustice et montrent leurs mécontentements. 

    Il y a un nombre infini de combinaisons comme celle ci possible.

    Les enjeux sont importants pour les enfants, dans les relations qu'ils vivent avec les autres. Pour nous adulte, ça peut nous sembler futile ou puérile. Mais pour nos enfants, c'est de leur personnalité, de leurs tripes qu'il s'agit. 

    Le plus rapide et le simple pour  nous les adultes, c'est de prendre rapidement connaissance des faits, de porter un jugement et de statuer. L'enfant qui a la chance de voir son avis cautionné par l'adulte est satisfait. L'autre est  au mieux déçu, mais le plus souvent se sent victime d'une injustice, accumule une blessure de plus, une rancœur de plus, ferme son cœur un peu plus et consolide sa carapace. 

    Pour conclure cette introduction, les enfants s'habituent à cet arbitre arbitraire. Ils en deviennent dépendant. Et quand l'adulte arbitre arbitraire n'est plus, ils le réclament.

    Les enfants m'ont fait un cour d'une heure l'année dernière sur comment l'adulte doit faire pour les "aider". Voici en quatre mots ce qu'ils m'ont demandé de faire : « crier, nous faire peur ». Ils m'ont ensuite expliqué plus en détail : quand je juge que c'est l'un qui a tort, je dois alors le menacer sans lui dire ce qu'il risque, pour augmenter la peur. Plus il aura peur plus il aura envie de se maîtriser et de ne pas recommencer. S'il recommence, je le punis alors sévèrement et je dois lui dire que la prochaine fois ce sera pire.

    Qu'y a -t'il d'éducatif dans cette méthode de gestion de conflits ? Que proposer d'autre ?

     

    Une alternative

    Les médiations sont une alternative. Il s'agit de mettre l'enfant au cœur de son problème, de lui apprendre petit à petit les méthodes pour régler ses conflits dans le respect de lui même et de l'autre. 

    L'adulte n'a pas la solution. Les enfants sont les créateurs de leurs solutions, uniques et adaptées à leurs particularités. 

    Dès lors qu'un enfant en ressent le besoin il peut en faire part à l'adulte. De la même manière, l'adulte s'il en ressent le besoin peut solliciter une médiation. 

     

    Les médiations

    Pour expliquer de quoi il s'agit précisément, voici un exemple.

    Dans cet exemple les prénoms sont inventés, mais la situation est réelle. 

    Peter, 7 ans - Sarah 6 ans. 

    Peter vient me voir pour me dire que Sarah l'a mordu dans le dos. Il pleure et me sollicite. Visiblement il aimerait que je gronde sévèrement Sarah. 

    Sarah a clairement fait preuve de violence physique, c'est inacceptable. Je peux choisir la méthode de l'adulte juge arbitre arbitraire: punir Sarah. 

    Au lieu de cela je propose je commence par m'accroupir et accueillir les émotions de Peter ainsi que sa douleur. Je l'invite par mes mots à se centrer dans nu premier temps sur sa douleur physique, saine et utile. A l'accueillir et à attendre que ça passe. Je l'assure également qu'une fois qu'il aura pris soin de sa douleur, nous prendrons soin de ses émotions de colère et de son besoin de justice (pour peut qu'il s'agisse de cela pour lui...ça a l'air de correspondre à ce qu'il souhaite). 

    Une fois les pleurs traversés, il exprime qu'il veut faire une médiation avec toutes les filles du groupe. Bon. La chose n'est pas aisée. Aucune n'a envie de venir, évidement. 

    Sarah nous tourne autour avec la tête baissée. Visiblement elle a peur. elle attend mon jugement. 

    Je l'invite à venir s'asseoir pour discuter. Elle refuse. Je négocie. Je lui explique que je l'aime tout autant que Peter. Que son comportement n'est pas acceptable mais que ce n'est pas elle, son cœur est bien plus grand. J'essaie de la rassurer autant que je peux, et puis elle fini par accepter de discuter avec nous. 

    J'improvise un bâton de parole, une branchette. Nous nous asseyons à même le sol, il est sec et presque propre, ça fera notre affaire. 

    Par chance, Peter est encore là. Je lui avais demandé plusieurs fois de rester assis et d'attendre que je convainque Sarah de venir. Peter avait tenté auparavant à plusieurs reprises d'aller chercher les autres filles, en leur criant dessus et les tirant... résultat peu concluant. 

    Aussi, nous voilà assis tous les 3 pour discuter. 

    L'enfant qui m'a sollicité le premier parle le premier, après ce sera au tour de Sarah. Ainsi de suite. 

     

    Précisions techniques

    Les règles des médiations sont :

    - d'écouter l'autre, 

    - de ne pas lui couper la parole (exercice très très difficile), 

    - de lever la main pour manifester son désir de s'exprimer. 

    (ça ressemble un peu aux conseils de résolution, en moins formel, sans horaires ni lieu défini. Les médiations sont de l'utilisation instantanée, c'est du live! ) 

    Les difficultés sont multiples, le challenge est grand: 

    - le conflit est tout chaud. Les émotions sont là, l'expression est vivante. 

    - le dialogue en mode "ping-pong*" est un risque très élevé à ce stade de la discussion. (* concept utilisé en CNV, chacun débite ses arguments et rebondir pour justifier, défendre son point de vue) .

    - il s'agit pour l'adulte de faire "descendre" les échanges sur le plan des émotions et des besoins. 

     Il s'agit d'assurer que chacun à sa Vérité, que personne ne peut la nier, que l'adulte les apprécient tous les deux autant pour leur grand cœur (c'est un peu raccourci comme explication). Qu'ils sont différents et que c'est leur richesse. Et que nous avons a cœur, ici, de vivre bien avec nos différences. 

    - bref, une fois que chaque enfant se sent sécurisé dans son vécu et dans son devenir, ils arrivent petit à petit à rencontrer l'autre: l'écouter, le comprendre, faire preuve d'empathie. 

    - comprendre la stratégie de l'un et le besoin de l'autre,

    - avancer vers des solutions: comment satisfaire les deux du mieux possible

    Retour à Pater et Sarah

    Je reviens à Peter et Sarah, ils parviennent petit à petit à se sentir en sécurité dans le dialogue, et à s'ouvrir de cœur à cœur. 

    Sarah explique qui si elle a mordu Peter, c'est qu'elle se sent envahit, harceler par lui. Elle lui explique que depuis une semaine, tous les matins il vient lui montrer ses chaussures (qu'il adore). Qu'il lui demande 20 fois par jour de jouer avec elle à Cars alors qu'elle n'en a pas envie. Elle s'est sentie à bout, impuissante à réajuster la situation avec des mots. Son besoin de distance était tellement important et vitale qu'elle est passée à l'action, elle l'a mordu. Je sens à sa voix qu'elle se sent fautive, coupable, elle est recroquevillée sur elle et n'ose pas me regarder. 

    Il n'y a aucun doute, elle connaît le cadre et a peur de la sanction. 

    Pendant qu'elle exprime tout cela, Peter tente de lui couper la parole plusieurs fois. La vérité de Sarah est très dur à entendre pour lui. 

    A son tour, il exprime des choses profondes: il aime énormément ses chaussures et a tellement envie de le lui monter. Il n'entend pas du tout le besoin de Sarah pour le moment. Il a envie de jouer avec elle a Cars. Point bar. 

    Sarah l'entend. Elle avance des propositions: elle serait d'accord pour qu'il lui montre ses chaussures une fois par semaine. Elle accepterait de partager sa joie et son enthousiasme. 

    Peter n'en démord (!) pas. C'est niet. ça sera tous les jours. 

    Je lève la main pour manifester mon souhait de prendre la parole. 

    A mon tour, j'exprime l'importance de respecter l'autre dans notre école. En substance: que sa liberté s'arrête là où commence celle de l'autre. Que Sarah a envie de partager avec lui sa joie et son enthousiasme à hauteur de ce qui est juste pour elle. Qu'il ne peut pas lui imposer quelque chose qu'elle ne veut pas. 

    Peter refuse. Cette étape est vraiment un cap difficile à passer pour lui, peut-être que cela prendra l'année. 

    Le bâton de parole improvisé continue de tourner. Peter semble apaisé. Sarah aussi bien qu'ils n'aient pas trouver de compromis. Ils se sont parlés. Il se connaissent encore un peu mieux. Peter demande à Sarah des excuses pour l'avoir mordu. Sarah accepte et lui présente ses excuses, qu'il accepte. Ils décident d'un commun accord d'arrêter la médiation. Je reprends le bâton et repose le cadre: il est interdit de mordre, il est également interdit d'harceler. Ils repartent tous les deux sereins et en paix. 

    Conclusion

    Animer une médiation est un exercice délicat.

    Porter un jugement, mettre dans une case (méchant, gentil, etc.) est tellement encrée, automatique, qu'il est nécessaire d'être constamment vigilant pour ne pas utiliser ces méthodes. 

    Se rappeler constamment que c'est notre humanité commune qu'il s'agit de faire remonter à la surface, au dessus des conflits. 

    Avoir la confiance qu'il existe 10 solutions pour un même problème, bien que parfois, les situations nous semblent de tels labyrinthes que nous désespérons d'en faire émerger une seule. 

    L'apprentissage que l'autre est différent est essentiel. Le dire est une chose, le vivre et l'expérimenter en est une autre. 

    Un enfant assit sur une chaise à écouter un savoir descendant "sait" que les êtres humains sont différents et que tous ont droit au respect. 

    Un enfant qui vit au sein d'un groupe plusieurs heures par jour, expérimente la différence de l'autre (l'autre n'a pas les mêmes envies que moi, il n'a pas envie de s'extasier devant mes chaussures tous les jours). Et un jour il arrivera à bien vivre cette différence d'envies... Bonne route Peter! 

     

     

    Marcelline C. , Sept 2016

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  • Nos portes ouvertes auront lieu le samedi 4 mars 2017, de 14h00 à 18h00.

    Au plaisir de vous y retrouver !

     

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  •  

    Avez-vous une cantine ?

    Jusqu'à peu, chaque enfant devait apporter son repas, que nous réchauffions chaque midi dans un grand four.
    Depuis l'année dernière, nous avons la chance d'avoir un service de restauration collective, effectif deux jours par semaine (mardi et jeudi), qui propose une nourriture biologique, locale et végétarienne, faite sur place par une cuisinière.

    Les tarifs sont les suivants : 4€ pour les 3-5 ans, et 4,50€ pour les 6-12 ans.
    Ces jours-là, les enfants apportant leur propre repas ne peuvent pas le faire réchauffer.
     
    Le lundi et le vendredi, tous les enfants apportent leur lunchbox.

     

     Avez-vous un accueil périscolaire ? 

    L'accueil périscolaire fonctionne : 
    -le matin, de 8h15 à 8h45 (jusqu'à l'heure d'accueil de l'école)
    -le soir, de 16h30 à 18h15
    -un mercredi sur deux, de 8h30 à 18h00
    -quelques jours pendant les vacances scolaires
     
    Cet accueil est susceptible d'évoluer chaque année.

     

    Combien y a-t-il d'enfants par classe ?

     La pédagogie Montessori nomme les classes des "ambiances". Ces ambiances regroupent des enfants de tranches d'âge différentes : les 3-6 ans, les 6-9 ans et les 9-12 ans. 
    Nous avons environ 20 enfants par ambiance, nous ne souhaitons pas en accueillir plus par souci de qualité d'accueil.
    Dans l'ambiance des 3-6, une éducatrice Montessori et une assistante Montessori encadrent les enfants toute la journée.
    Chez les 6-9, l'assistante est présente le matin. Il n'y a pas d'assistant en 9-12.
    Pour les 6-12, les après-midis sont communes, avec trois accompagnateurs-facilitateurs de projets.

      

    Pourquoi y a-t-il des frais de scolarité ?

     
     Etant une école privée hors-contrat, nous ne recevons aucune aide. Nous avons donc besoin de la participation financière des parents pour couvrir les dépenses de l'école, en premier lieu les salaires des éducateurs Montessori.
    Nous faisons partie des écoles peu nombreuses qui proposent un tarif selon le quotient familial, afin de permettre l'accès au plus grand nombre.
     
     

    Pourquoi y a-t-il des frais de dossier ?

     
      Les frais de dossier sont encaissés et ne sont pas remboursés. Ils sont la conséquence des nombreuses demandes d'inscription que nous recevons chaque année (plus de 50 !) et du travail que cela nous demande.
     
     
    Vous êtes éducateurs spécialisés ?
     
     Le terme "éducateurs" peut être trompeur : éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé... autant de terme qui renvoie à des métiers spécialisés.
    Au contraire, le terme "éducateur Montessori" revient à la base de l'Education : le Larousse définit ainsi le terme éduquer = former quelqu'un en développant et en épanouissant sa personnalité
    C'est une très belle définition !
    Nous nous considérons comme des observateurs, guides, facilitateurs.
     
     
    Quel est votre calendrier annuel ?
     
     Etant un laboratoire de recherche permanent, nous réfléchissons au rythme biologique de l'enfant, de l'adulte. C'est pourquoi nous privilégions de plus longues vacances en hiver, lorsque le corps a besoin de ralentir, et de plus courtes vacances en été.
    Concrètement, nous reprenons l'école 1 semaine 1/2 avant les autres écoles, vers le 24 août. Ce temps de vacances est reporté sur les vacances de Noël et de février (parfois 2 semaines 1/2 de vacances, parfois 3 semaines, cela dépend des dates de notre zone).
    Pour le reste, les dates sont identiques.
     
     
    Quels sont les horaires de l'école ?
     
     L'école est ouvertes 4 jours par semaine, lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 9h00 à 16h30, avec un accueil à partir de 8h45.
    Nous avions remarqué que l'école du mercredi matin fatiguait beaucoup les enfants et avons préféré ne pas continuer.
    Les enfants peuvent rentrer déjeuner chez eux s'ils le souhaitent, entre 12h00 et 13h30, ce qui est le cas de très peu d'enfants.
     
     
    A quel âge mon enfant peut-il intégrer votre école ?
     
     L'école accueille les enfants à partir de 3 ans. Cependant, pour les plus jeunes, nous prévoyons une rentrée en septembre, et une autre en janvier.
    Un enfant plus âgé n'ayant pas fréquenté une école Montessori auparavant peut également intégrer notre école, et ce, à n'importe quel âge.
     
     
    Accueillez-vous ponctuellement des enfants en IEF ?
     
     L'école accueille les enfants pratiquant l'instruction en famille, deux après-midis par semaine (mardi et vendredi).
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